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Glasvegas
Je le sais depuis hier soir, je vais interviewer les écossais Glasvegas cette après-midi et m'éclater comme une tarée au concert! Première partie, mes amis The Glums que j'ai interviewé il y a quelques semaines: ce sera donc la 3ème fois depuis le début de cette année que je me régale à les voir sur scène ! Vive les auvergnats! Et parlant d'Auvergnat, même si celui-ci ne l'est que d'adoption...Avis aux fans, Guillaume Cantillon nous prépare une petite sortie spéciale pour le 15 juin. Je vous en dirai plus très bientôt ! Bon, mes affaires sont prêtes: piles chargées pour l'appareil photo, MP3 blindée de bonne musique pour la route, questions rédigées et imprimées... Je suis excitée comme une puce ! Boing Boing ! Je suis partie, je ne suis plus là !
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Cali !!!!!
Une demie heure après que Cali soit passé dans notre boutique pendant que moi, j'allais chercher Lisa à l'école...Je la dépose à la danse. 17h30: j'arrive à la salle et me tape l'incruste à la balance. Ils sont en train de terminer, encore 3-4 morceaux, je me délecte d'être là à les regarder travailler. Cali s'économise vocalement, il est mal rasé et a le cheveux hirsute...Je suis dans le noir, je profite discrètement de l'instant...Il sort de scène sur le côté et monte dans sa loge. Moi, je trépigne d'impatience, je voudrais lui dire bonjour....Alors, je traine vers mes collègues du bar, j'essaie de me rendre utile... Arrive Tonio qui était parti emmener Cali faire son shopping. Il arrive vers moi, l'œil moqueur et me raconte qu'il a voulu me faire la surprise de l'emmener dans ma boutique mais que j'étais partie depuis 3 mn...Il doit monter des verres dans la loge...Je me propose de l'aider! Et hop, on monte! Cali me reconnait et me fait la bise, c'est court mais intense, comme on dit ! Je le remercie d'avoir fait ses achats dans ma modeste boutique. Son tourneur me salue et me dit qu'il a laissé deux invites à ma disposition à l'entrée...Mais j'avais déjà acheté ma place depuis le mois d'octobre...J'appelle Edwige comme une furie pour lui raconter que mes invites sont remises en vente...Mais question de timing, c'est un peu court et elle a promis à son homme de passer la soirée avec lui. Elle est verte mais elle décline l'offre. Je repars manger, j'enfile mon T-shirt de groupie, retouche maquillage, parfum et j'y retourne. Je cherche Kirsten mais ne la trouve pas, accostant une nana qui n'est pas elle...J'arrive dans la salle, je retrouve Magalie: on se pose au premier rang, en face du piano. A côté de moi, la fille me dit: "Agnès?" Et c'est Kirsten ! Et deux sièges plus loin, sur la même rangée, les nanas qui ont acheté mes invites à la dernière minute. Du coup, elles me prennent en photo! En discutant, j'apprendrai que Kirsten avait contacté Edwige au lendemain du fameux concert de la Coopé il y a 3 ans, pour lui filer tout un tas de photos. Ces photos, Edwige et moi, on les a fait développer, et depuis 3 ans, j'ai les clichés pris par Kirsten que je rencontre hier soir. Encore un "hasard"... Première partie fabuleuse, je n'ai pas le programme sous les yeux pour vous dire le nom de ce duo blues hallucinant...Je vous en reparlerai ! Et puis, Cali arrive après l'entracte. On est à ras à la scène, et on crie comme des sauvages, il nous repère vite, nous sourit...On dit des tas de conneries qui lui vaudront de piquer un fou rire. Et comme nous crions de plus belle, il dit: "Des fois, j'envie Patrick Bruel"... L'ambiance est extraordinaire dans la salle, bien plus chaude qu'à Cébazat, bien que le public soit composé de moitié par des abonnés, et malgré les écarts de générations. Jeunes et moins jeunes repartirons enchantés! On a dansé comme des folles et quand est arrivé la chanson "Roberta"...Mon estomac s'est noué...ça ne pouvait être moi...Pas deux fois de suite...Je ne me morfonds pas non...Ce fut Kristen, assise juste à côté de moi, qui eu droit au slow et à la carmagnole! ça m'a parut très court alors que quand j'étais à sa place, le temps avait ralenti sa course durant ces 2 minutes de bonheur... Un slam, du bordel, des cris, de la danse, de l'amour et encore de l'amour ! J'en ai fait des concerts de toute sorte...Et jamais, je n'ai connu un tel amour partagé entre l'artiste et son public, jamais ! On n'a pas envie que le concert se termine, il ne semble pas avoir tellement envie de quitter la scène...Mais les lumières se rallument et on file au bar. Une petite demie heure plus tard, Cali arrive sous les applaudissements. Disponible et souriant, comme toujours, il s'installe et signe des autographes. Je vais le voir, m'assoie à côté de lui et lui donne le dessin que Maxx m'avait demandé de lui transmettre...Il me prend par l'épaule, me fait encore une fois la bise, comme si j'étais une vieille copine: "Tu vas bien?...Dis donc, t'as un truc à me montrer toi!" Et on se marre, les yeux dans les yeux, complices..."Pas ici enfin !" Chacun y va de sa petite photo souvenir, je vais en recevoir d'autres...Et je ferai un album quand je les aurai toutes. Ensuite, il nous rejoint au bar et y restera jusqu'à 1h30 du matin. On trinque tous les deux à ma Cali-culotte en se marrant, on parle de musique, de l'accueil dont il est vraiment ravi, et il nous raconte sa miraculeuse rencontre avec Bono. Il est comme un gosse quand il nous parle de son "héros", et c'est sans aucun doute parce qu'il a lui-même pu approcher ses idoles avec cette excitation dans le ventre, qu'il se rend aussi disponible pour ceux qui l'aiment... A ceux qui le croient hypocrite, je peux certifier que quiconque l'a rencontré ne peut plus douter de sa sincérité et de son amour pour les gens. Et des artistes aussi connus qui savent garder les pieds sur terre, qui restent disponibles et humains...C'est tellement rare que ça a le mérite d'être salué ! Cali est un artiste au grand cœur. Au fil des concerts et de nos rencontres, je l'aime de plus en plus...Il a cette gentillesse simple et naturelle, et un talent incroyable ! Scéniquement, pour moi, c'est un, sinon le meilleur de sa génération. Dans cet article |
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Allan et Louise et autres chroniques...
Ce matin, je me suis réveillée avec cette chanson de Delerm dans la tête, "Allan et Louise", ma préférée de son dernier album, comme si elle m'avait accompagnée dans mon sommeil....Du coup, j'ai mis le disque en shuffle, et bingo! Une chance sur 15, et c'est celle-là qui s'est lancée. |
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Quelle folle journée et soirée!!!!
Je vous raconte? Hier, comme prévu, je retrouve Olivier à 16h15 devant la Coopé. On sonne à la porte, on nous ouvre et on monte dans les loges. Il n'y a personne pour nous accueillir, on cherche donc la loge des Cocoon qu'on finit par trouver. Ils enchainent les interviews, il y a du monde dans les couloirs. Il faut dire qu'ils étaient à l'Olympia deux jours plus tôt nos célèbres Clermontois... Je me présente, et ils me disent qu'ils doivent faire une interview pour FR3 et qu'on doit les maquiller avant...On va devoir patienter. Entre temps, on croise Guillaume Cantillon avec Vivien qui partent faire leur balance, et comme on a une bonne demie heure à tuer, on part y assister. On se retrouve après, Guillaume part se faire interviewer pour FR3, c'est son tour. Et nous, on s'installe dans une loge avec Mark et Morgan. Ils me briffent sur les quelques questions qu'ils n'aiment plus trop qu'on leur pose. Je marque un point, ces questions ne figurent pas sur ma feuille! 25 minutes plus tard, on sort de la loge, ravis de cet échange décontracté et on se perd à nouveau dans les couloirs de la Coopé. On croise quelques rockeurs super chevelus, on dit bonjour à tout le monde. On retombe sur Guillaume avec qui on papote un moment en coulisse de la scène, et là, avec Olivier, on se dit que purée, la vie est belle, pendant que le jeune Zak Laughed fait sa balance. 18h30, on se sépare momentanément. Je vais à la billetterie récupérer mon passe photo. Erreur, je ne suis pas sur la liste. Seul déception de la soirée, je n'ai donc pas pu prendre de photos...Mais je vais me débrouiller, ça a mitraillé dans la salle, je vais pister les photographes sur le net... Les six concerts, comme les interviews, commencent avec un peu de retard. Je détaillerai tout ça dans mon live-report... Mais Olivier et moi, on s'est bien amusé en attendant ma folle copine Edwige qui est arrivée vers 20h30, pile pour le show de Guillaume Cantillon en duo avec Vivien. On a donc un peu fait nos groupies devant. Le public était d'un calme, et nous, on avait envie de s'éclater! On n'a donc pas boudé notre plaisir! Sur le set de Cocoon, on s'est même fait un slow langoureux, Edwige et moi, sous les yeux amusés de son chéri. Sur Quidam, on a dansé comme des dingues, on a pogotté, et bousculé un peu l'ami Olivier. Entre chaque concert, un petit tour à la buvette, ce qui m'a permis de présenter Edwige à Guillaume, et j'ai pu faire la connaissance de Carole, sa compagne. Je n'ai pas trop bu car on n'a pas mangé avec tous ces retards, et je devais reprendre la route... Mais je n'avais pas besoin d'alcool pour planer et m'éclater! Je suis partie de là-bas enchantée, de la musique plein la tête. Je me suis sentie un peu seule en rentrant, avec ma cassette de Cabrel dans ma petite Clio toute froide... Et je me suis fait flashée en chemin, la tête ailleurs...à la fête! Aventure à suivre...Je ne vous dis pas tout, mais il devrait y avoir des surprises pour le public de la Coopé...et pour moi ! Ceux qui n'ont pas repéré mon T-Shirt Maya l'abeille hier soir me reverrons bientôt... |
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Tousser comme un dératée tape sur les nerfs...
Comment se faire entendre quand on n'a pas de voix? Et c'est toujours dans ces moments là qu'on en aurait besoin! D'abord, ce matin, je suis allée à l'hyper du coin qui "bradait" le rayon fringue à 50%. Donc, j'ai embarqué Lisa pour lui refaire un peu sa garde-robe. C'est fou ce que ça grandit un gosse! Et on s'est fait plaisir, avec les trucs pailletés qui restaient des vêtements de fête...Saut qu'au moment de passer à la caisse, je manque de m'évanouir en entendant le montant... Je dis à la dame: "Excusez-moi du peu, mais n'y aurait-il pas une erreur?" En vrai, je dis avec ma voix qui ne laisse sortir qu'une syllabe sur deux: "Euh...pas possible...trop cher...promo...étiquette rouge...!!!" La dame me répond gentiment: "Ah vous n'êtes pas la 1ère à ne pas avoir compris! La réduction se crédite sur votre carte Malin, ce n'est pas instantané!" J'économise mes mots et fulmine intérieurement...Allez dire à votre gosse que les superbes fringues à paillettes qu'elle trouve trop géniales, on va les reposer finalement parce qu'on s'est fait enfler!...Fallait bien lire les toutes petites lignes du papier que j'ai reçu il y a 15 jours...c'est ma faute, ma très grande faute... Je rentre chez moi furax, je contrôle le ticket de caisse, et la moitié de mes achats "points rouges" ne sont pas crédités sur ma carte! Je compte, et merde, il m'ont arnaquée d'au moins 15 euros...Ni vu je t'embrouille...Pour tous les couillons qui ne regardent pas le ticket de caisse... J'y retourne cette après-midi donc, et je vais faire résonner à la caisse centrale ma voix de Rambo! "Tu la veux ta guerre? Tu vas me faire mon petit avoir sinon, je te repose-tout!" Les plus jolis trucs à paillettes ayant été crédités, on peut éventuellement reposer les autres si litige il y a... J'espère que j'aurai assez de puissance vocale...Sinon, je colle un pain à la caissière, je vole mon dû dans sa caisse et je me sauve en courant... Je sais, je sais, ça ne se fait pas...Mais quand le peuple n'a plus la parole, il devient violent... CHKREUGNEUGNEU !!!! Mon conseil du jour sera donc: "N'allez pas à Cor..."! (Non, non, je n'ai pas cité de marque!) |
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Ma rencontre avec Benoîte Groult.
J'étais très très émue quand j'ai vu cette petite bonne femme traverser la salle de l'Aletti Palace sous nos applaudissements. Beaucoup de cheveux gris et de manteaux en peaux d'animaux dans la salle...Il fallait s'y attendre. Fidèle à moi-même, je suis en jean. L'entretien public commence. Je connais presque tout de la vie de Benoîte Groult, je sais que je ne vais pas apprendre grand chose. Mais je suis heureuse de l'entendre parler non sans humour, de sa vie et de ses amours. Le journaliste par contre, me tape sur le nerfs assez rapidement. Il a bien bossé son dossier, il donne l'impression d'avoir lu l'intégrale de Madame Groult et de son dernier mari. Jamais il ne lâche ses fiches, il doit débiter ses questions dans le timing qui lui est donné. Il ne laisse donc aucune place à l'imprévu dans la discussion. C'est tout juste s'il la laisse répondre. Il lui coupe plusieurs fois la parole, enchainant sur la question suivante, et je trouve ça insupportable! Il insiste lourdement sur le nombre d'avortements qu'elle a subi...Et quand le sujet des mutilations sexuelles chez la femme en Afrique vient sur le tapis, il zappe et passe à autre chose. Ses questions sont soigneusement préparées, elles suivent les chapitres de l'autobiographie de Benoîte Groult "Mon évasion". En grand professionnel.. j'apprends plus tard que ce Monsieur fait du théâtre, je n'en suis pas surprise...Il exagère ses gestes, ses sourires, se force un peu à se gausser quand la dame est drôle et que le public réagit... A la fin de l'entretien, il demande une fois s'il y a des questions dans la salle...Une dame se lève, et prend la parole. Benoîte répond. "Une autre question?" dit le journaliste... Il ne laisse pas deux secondes aux plus timides d'entre nous pour oser lever la main. C'est terminé. Alors, bon, je ne suis pas la reine des interviews, je débute et je me laisse sans doute un peu trop guider par mes émotions...Mais pour moi, une interview, c'est un échange où l'un pose des questions et où l'autre a la liberté de faire dévier la conversation...Ok, j'ai mon papier avec mes questions, mais au fur et à mesure, j'en rajoute ou j'en enlève, je m'adapte et surtout...surtout...j'écou te mon interlocuteur!
Ce journaliste m'a donné l'impression qu'il avait tellement préparé son sujet qu'il savait ce qu'elle allait répondre, il n'a laissé aucune place à ce qui fait la magie d'une interview: l'imprévu...le moment où l'artiste se confie sur un sujet qu'on n'avait pas prévu, le moment où il lance un débat qu'on n'avait pas envisagé dans nos notes...Mais c'est ça qui fait l'intérêt d'une interview, non? Malgré cette petite déception, j'étais vraiment heureuse de voir en chair et en os cette femme qui a vraiment changé ma vie, mon regard sur ma condition de femme. C'est en devenant féministe que je me suis enfin sentie femme. Alors, j'ai acheté un bouquin, la réédition en poche de son "Journal à quatre mains", écrit avec sa sœur Flora Groult. Sagement, mes amies et moi, on a attendu notre tour, écoutant les gens raconter leur vie... Et puis, c'est à moi, je suis face à elle, les yeux dans les yeux. Je lui dis simplement: "Mon mari m'a demandé de vous embrasser pour lui." Elle me regarde surprise. Il y a peu d'hommes parmi ses lecteurs. "Oui, il vous lit et il vous aime beaucoup!" Alors, elle se lève et m'embrasse gentiment, souriante, elle nous dédicace à tous les deux son bouquin, et je repars ravie. Le journaliste tourne en rond en quête de compliments...Je l'évite soigneusement et je m'éclipse de ce luxueux hôtel... |
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La semaine s'annonce chargée d'ondes positives !
J'ai intérêt de bien gérer mon emploi du temps cette semaine pour que le travail ne s'accumule pas. Ce matin, j'ai rédigé mon live-report: emballé c'est pesé, l'article est livré. J'attends une petite relecture de l'interview par l'intéressé avant de publier, même s'il me laisse vraiment carte blanche, je préfère. J'ai encore reçu des Cds ce matin...Et je suis invitée vendredi soir à un double concert de Lorlanj et Clara Oleg. Je vais y rencontrer l'agent du groupe La Ruelle en chantier que je dois interviewer début décembre. Mais avant ça... Demain soir, je serai serveuse au bar du théâtre pendant que la Compagnie L'Yonne en Scène rendra hommage à Bourvil autour d'un spectacle chanté, dans la salle du bar. Mercredi soir, j'y vais en spectatrice. Ayant appris que Murray Head passait en concert tout près de chez moi en février prochain, j'ai bien du mal à me remettre de toutes ces bonnes nouvelles qui déboulent en raffale! Je vais me détendre un peu avec Clara Oleg, c'est tranquille comme musique... Blue Moon, ça tombe bien, je suis un peu dans la lune ces jours... |
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